Nihon Tai-Jitsu
/ Tai-Jitsu et Roland Hernaez sont indissociables,
voici donc leur histoire.
Roland Hernaez, né en
1934, commence les arts martiaux en 1951 par le
JUDO et le JU-JITSU. Il fait son service militaire
au Fort Carré d'Antibes et pratique le
close-combat, dont il devient instructeur.
En 1956 il passe sa ceinture noire de judo, et
démarre la pratique du KARATE, de l'AIKIDO
et du TAI-JITSU qu'il découvre auprès
de JIM ALCHEIK.
Ecoutons maître Hernaez à propos
de ce pionnier oublié des arts martiaux
en Occident :
"Jim Alcheik était un bon 3ème
dan de judo qui vivait en Tunisie. Il y rencontre
Minoru Mochizuki qui l'invite à venir au
Japon. De 1954 à 1957, Jim Alcheik étudie
au dojo YOSEIKAN à SHIZUOKA de MINORU MOCHIZUKI
qui le considérait comme son représentant
pour l'Europe.
Jim Alcheik crée à son retour du
Japon la FEDERATION FRANCAISE de AIKIDO TAI-JITSU
et KENDO (FFATK), et enseigne ces 3 disciplines.
Son tai-jitsu est une méthode de self-defense
basée sur les techniques qu'il avait apprises
du maître. Cette méthode personnelle,
il l'a créé avec les encouragements
du maître Mochizuki; j'ai vu des écrits
dans lesquels le maître lui demandait de
créer la FFATK."
Jim Alcheik eut 3 assistants;
l'un d'eux, Roland HERNAEZ, s'occupait plus particulièrement
de la partie tai-jitsu. Malheureusement, Jim Alcheik
décède en 1962 dans l'explosion
d'une villa lors de la guerre d'Algérie.
Après sa disparition, ses élèves
se dispersèrent, chacun travaillant de
son coté techniquement mais surtout pédagogiquement.
Roland Hernaez s'attacha alors
à mettre sur pied une méthode de
self-defense, en partant de l'enseignement d'Alcheik.
En 1967, au sein de "Budo Académie",
l'association de tai-jitsu a commencé à
grouper quelques éducateurs qui ont travaillé
discrètement et efficacement.
Citons maître Hernaez à ce propos
:
"Jim Alcheik était un excellent budoka,
cependant il y avait un point dans son enseignement
qui ne me convenait pas – c'est le professeur
de gym cartésien qui parle – c'était
le manque de rigueur dans sa démarche.
Je m'en étais ouvert à plusieurs
reprises, au cours des différents stages
que j'ai suivis avec le maître Mochizuki.
Ce dernier m'encouragea à élaborer
une méthode plus cartésienne du
Tai-Jitsu. En 1972, je partis au Japon à
l'invitation de la Japan Publication, une maison
d'édition, pour développer mes connaissances
en Shorinji-Kempo, que je connaissais déjà
pour l'avoir travaillé ; accompagné
de Georges Hernaez et de Daniel Dubois, nous nous
entraînames 3 semaines dans le temple de
Shikoku. J'ai été très attiré
par cette école. A mon retour, j'ai hébergé
un gradé de Shorinji-Kempo, (Maître
AOSAKA) durant 2 ans avec lequel je travaillais
tous les jours et plusieurs heures. J'ai été
la première ceinture noire de Shorinji
Kempo en Occident. Je dois admettre que le Shorinji
Kempo m'a beaucoup apporté; j'y ai puisé
beaucoup de choses pour enrichir mon tai-jitsu.
Je n'ai pu y rester car cette école dispense
un aspect religieux –le kongo zen- avec
lequel je n'étais pas d'accord."
Roland Hernaez, à son retour du Japon,
fonde la FEDERATION FRANCAISE de TAI-JITSU et
SHORINJI-KEMPO, dont il sera le président
les deux premières années. Puis
les deux disciplines se séparent pour suivre
leurs propres chemins, maître Hernaez se
consacrant désormais exclusivement au tai-jitsu.
Budoka accompli, maître
Hernaez aura eu pour professeurs et maîtres
:
- en judo Me Levannier et Me Kawaishi;
- en karate-do, Me Plee et Me Murakami;
- en Aikido, Me Jim Alcheik et Me Hiroo Mochizuki
(le fils);
- en tai-jitsu, Me Jim Alcheik et Me Minoru Mochizuki.
A l'instar du maître MIKINOSUKE KAWAISHI,
qui a réussi l'implantation du judo en
France là où d'autres avaient échoué,
maître Hernaez va structurer l'enseignement
du tai-jitsu et mettre au point une méthode
avec un programme pour aider les professeurs et
un système de ceintures similaire au judo.
En 1977, le tai-jitsu devient
une discipline affinitaire de la FFKAMA. Ceci
devait apporter aux yeux des dirigeants une sorte
de reconnaissance dans le monde des arts martiaux
français, et permettre l'accès à
un diplôme d'état pour les futurs
enseignants (le Brevet d'Etat d'Educateur Sportif).
L'appui d'une grande fédération
devait aider à l'épanouissement
de notre discipline.
En 1985, estimant que la FFKAMA ne laissait pas
assez de liberté au tai-jitsu, ses dirigeants
décident de la quitter.
Puis en 1988, la FFJDA décide de relancer
le ju-jitsu en France et invite Roland Hernaez
à la rejoindre avec ses adhérents.
Le maître Hernaez fait partit d'une équipe
d'experts devant mettre sur pied un programme
commun, mais au bout d'un an, nouvel déception,
car la "filière ju-jitsu" ne
permettait que d'aller jusqu'au 1er dan.
En 1988, la législation française
sur les grades et sur l'enseignement pousse les
dirigeants du tai-jitsu à revenir au sein
de la FFKAMA, intégrant ce que la fédération
de karate appelle le KARATE-JUTSU et qui regroupe
les disciplines affinitaires.
Depuis 1985, le tai-jitsu a également
été reconnu par les maîtres
japonais, apportant une sorte de consécration
à notre discipline et au maître Hernaez.
Ainsi nous avons été admis au sein
de la Fédération International des
Arts Martiaux , organisme créé au
lendemain de la guerre et dirigé par les
plus grands maîtres des différentes
disciplines, tels que le Me MINORU MOCHIZUKI et
le Me SATO pour le ju-jitsu, le Me SUGINO pour
le KATORI-SHINTO-RYU, le Me MIFUNE pour le judo.
Certains malheureusement sont décédés
depuis.
Le tai-jitsu a également été
reconnu par le SEIBUKAN ACADEMY qui fut longtemps
dirigé par le Me SUZUKI, 10ème dan
de karate GOJU-RYU, ainsi que par l'IFNB (International
Federation Nihon Budo) du Maître Minoru
Mochizuki.
Pour preuve de cette reconnaissance, les Japonais
ont permis à maître Hernaez d'ajouter
le mot NIHON qui signifie "authentiquement
japonais". C'est pourquoi notre discipline
s'appelle désormais
NIHON TAI-JITSU.
Citons encore le maître
Roland Hernaez :
" J'ai la fierté aujourd'hui de dire
que cette méthode de self-defense, issue
du JU-JITSU des samourai est respectée
dans le monde entier qui lui reconnaît son
efficacité, sa progression, ses principes,
sa hiérarchie et aussi son esprit particulier.
Les maîtres japonais parmi les plus grands
héritiers du BUDO traditionnel, personnalités
avec lesquelles je suis en contact direct depuis
des années, ont donné à ma
méthode le label NIHON (authentiquement
japonais) que nos pratiquants arborent avec fierté.
Associé avec le NIHON JU-JITSU de la Fédération
Internationale des Arts Martiaux notre style est
reconnu et apprécié par ces maîtres
détenteurs de la reconnaissance impériale
japonaise. Le président d'honneur était
lui-même l'oncle de l'empereur le prince
HIGASHIKUNI. Chaque année les maîtres
japonais avec lesquels j'étudie témoignent
leur attachement ainsi j'ai eu l'honneur d'être
nommé au cours du stage de MUNICH (OCTOBRE
1992) 8ème dan de NIHON JU-JUTSU, plus
haut grade décerné dans ce BUDO
à un occidental. Ma méthode est
avant tout un Art Martial faisant partie du BUDO
traditionnel, mais en plus, il s'agit d'une conception
particulière de la défense personnelle
à la portée de tous, issue du véritable
JU-JUTSU, dans la lignée des maîtres
KANO, MIFUNE, ITO, KAWAISHI, MOCHIZUKI, SATO,
KAWANO. A notre époque de troubles où
l'accent est mis sur la compétition il
me parait vital pour l'avenir de l'homme de favoriser
tout ce qui peut contribuer à l'harmonie
et à la paix. Si le NIHON TAI-JITSU tel
que je l'ai conçu peut apporter une pierre
à cet édifice, ce sera ma meilleure
récompense et l'espoir en une vie de progrès."
Rappelons que maître Hernaez
est officiellement 4ème dan de judo, 4ème
dan de aikido, 7ème dan de karate-jutsu/nihon
tai-jitsu, 1er dan de shorinji-kempo, et ce qui
est rare, diplômé d'état 2ème
degré dans les 3 disciplines du judo, aikido,
karate.
Enfin, le Maître Minoru Mochizuki lui a
remis le titre de HANSHI, plus haut titre dans
le Budo Japonais.
Depuis maître Hernaez a
également été nommé
9ème dan SHIHAN HANSHI NIHON TAI-JITSU
du SEIBUKAN ACADEMY (ALL JAPAN BUDO FEDERATION),
en reconnaissance des services rendus au BUDO.
L'élévation au grade de 9ème
DAN de Roland HERNAEZ est l'aboutissement de cinquante
années consacrées à l'étude,
à l'enseignement et à la diffusion
des différents Arts Martiaux qu'il pratique.
Georges Hernaez Roland Hernaez
en compagnie de Raymond Jugeau Max Lormeteau
Signalons aussi que le Collège
Central International est dirigé par les
experts suivants :
- Roland HERNAEZ
- Georges HERNAEZ
- Raymond JUGEAU
- Max LORMETEAU
(Ce texte a été supervisé
par Maître Roland HERNAEZ
Sources : www.nihon-tai-jitsu.com)
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